MON AMI MILO

ACCUEIL Armoire aux souvenirs


 

Lors du Méchoui du 11 juin 2000, j’étais en grande

discussion avec Messieurs Kalafate et Benchenane. On

parlait de Mascara et des copains. Dans la conversation,

je leur dis :

« Je suis content d’être venu, parce que j’ai rencontré

aujourd’hui des anciens du faubourg Isidore où on s’est

connus alors qu’on avait entre six et huit ans, Paulette

Bonard, Georgette Talau, puis la vie nous a séparés. »

Et j’ajoute : « Il y avait aussi Milo Bensoussan. »

Alors un grand bonhomme vient s’intercaler parmi nous

et me dit : « Mais c’est moi, Milo Bensoussan ! »

Le but de ces rencontres est atteint quand on arrive à se

retrouver après plusieurs décennies. C’est le moment où

les souvenirs vieux de soixante ans et plus remontent à

la surface et on en est bien heureux. Cela fait rire pas

mal de gens, mais les pôvres, ils ne connaîtront pas ces

moments d’émotions lors de retrouvailles, quelles que

soient les communautés ou les religions. Il paraît que

cela s’appelle FRATERNITÉ, mot qui est écrit sur le

fronton de toutes les mairies, mais que personne ne lit.

* * *

MÉCHOUI ET RETROUVAILLES

Lorsque je visionne les cassettes vidéo du méchoui du

11 juin dernier, je me demande pourquoi les hommes ne

sont jamais d’accord sur quelque chose, alors que c’est

si simple de l’être. Il suffit de regarder tous ces gens de

toutes origines et de toutes confessions parler, manger,

rigoler, danser ensemble, avec la joie des retrouvailles,

qu’on se soit connus ou non. Alors me vient en

mémoire l’article IV de la Déclaration des Droits de

l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 que l’on peut

résumer : « La liberté de chacun s’arrête où commence

celle des autres. » Et comme disait l’autre : « Pour

sourire, il faut faire bouger deux muscles, alors que

pour faire la gueule, il faut en faire bouger plus de

quatre cents. » Pourquoi se fatiguer ?