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Une année, le Cirque Antonio vient à Mascara, avec pour la première fois, une ménagerie. Il s’installe comme d’habitude place de l’Argoub. Au bar Miraillès, des clients discutaient au comptoir du cirque et des animaux. L’un d’eux prétendait que les lions étaient apprivoisés : « Des moutons ! » disait-il. Au fond de la salle, le régisseur du cirque qui était attablé lui offrit des billets de faveur en lui donnant rendez-vous dans la cage aux lions le soir même. Le cirque n’avait pas de cage au milieu de la piste, mais une roulotte, transformée en cage aux lions. Le soir, le dompteur et son invité entrent dans la cage où se trouvait une table, avec seau à champagne et verres. Il fait pénétrer les lions, les place sur des tabourets et demande à son compagnon d’ouvrir la bouteille de champagne. Au bruit du bouchon, les lions se sont mis à sauter dans tous les sens et le dompteur a eu bien du mal à ramener le calme, pendant que son invité terrorisé ne pouvait plus bouger, les lions menaçants lui tournant autour. Ce fut, je crois, une des plus belles frousses de sa vie. |