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Il y avait aussi avant guerre le carnaval, avec des bals masqués et le défilé des carnavals dans Mascara. A la fin du défilé, on partait vers le cimetière, pour brûler un mannequin en paille et on chantait le fameux sta muerto carnavali, sta muerto intierra (il est mort le carnaval, il est mort et enterré). Je me souviens d’une année où deux de nos compatriotes, l’un agent d’assurances, l’autre fabricant et marchand de chaussures, s’étaient déguisés en nurse et en bébé. La nurse poussait un landau, et le bébé qui était à l’intérieur (on se demandait comment il avait fait pour y entrer) tétait un biberon rempli d’anisette, le passait à la nurse qui tétait à son tour, le lui rendait, et ainsi de suite. Ils faisaient le tour de la place Gambetta. Après quelques biberons, le landau n’allait plus très droit et arrivé rue Vauban (plus tard rue Pascal Muselli) à la hauteur des Établissements Grenier, les deux compères rigolaient tellement que la nurse a lâché le landau, qui s’est arrêté après plusieurs cabrioles en bas du marché couvert. Heureusement, le bébé a continué à fabriquer des chaussures. Une figure mascaréenne qu’on ne peut oublier, qui organisait et animait les fêtes du Carnaval, du 14 juillet, etc… Monsieur Ramos, le Barbu ! |