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Le printemps commence à arriver, et les travaux de jardinage aussi. Tout à côté de chez moi, il y a un petit ruisseau avec sur ses bords des roseaux et de grands arbres qui commencent à avoir des petites feuilles. Quand je contemple ces arbres, je reviens quelques six décennies en arrière, au moins, si c’est pas plus. Au faubourg Isidore, quand nous étions gamins, vers la fin septembre début octobre, à la rentrée des classes, nous allions ramasser des petites boulettes noires dans lesquelles il y avait plus de noyaux que de chair. On allait couper des roseaux dont le diamètre intérieur était égal au diamètre des noyaux de ces petits fruits (il fallait vachement calculer !) On mettait dans la bouche quatre ou cinq de ces boulettes et à l’aide de la tels des Jivaros avec leurs sarbacanes, on introduisait noyau dans le roseau et on se bagarrait à coups boulettes. On allait au patronage de la gare de Bab- où se trouvaient les arbres porteurs de ces fruits. grands arbres dont on ignorait le nom avaient baptisés boulettiers. Je vais en faire certainement sourire quelques-uns quand je dirai que j’ai connu vrai nom de cet arbre quelques trente ans plus quand j’ai vu à Saint-Tropez des énormes micocouliers avec leurs boulettes noires. C’est beau la botanique |